• Elle lui donne son amour morbide, cette masse sanguinolente, ce présent qui dans sa vie, l'obnubile tant.
    Son Coeur est froid, comprends-t'il ? Ce n'est qu'un muscle inerte, de simples tissus nécrosé aujourd'hui par un passé douteux.
    Les yeux de cet homme, reflets de son esprit, lui renvoient cette image, pâle copie de son être.

    La noirceur de ses yeux, l'ourlet de sa bouche, le creux de son cou, la courbe de ses seins. Voilà les seules choses qu'il a vu, ces présents éphémères donnés à bien des proies avant lui.

    Elle fixe le mur Camilia, elle fuis le regards son bel amant. Elle ne regarde la vie en face Camilia. La vie d'une putain, c'est désespérant.
    Puisant sa folie dans la fougue de l'homme offert, mordant le creux de ce cou décharné, elle glisse doucement vers son doux enfer, celui où elle nourris ces ignobles pêchés.
    Glissant ses mains meurtrières sur sa peau, elle aime déguster le dernier de ses souffles, son corps se cambre mieux dans le plaisir morbide, animé par l'écho des râle de son doux fardeau.

    Il est en toi, ce spectre ridicule, pareil à ton désir ardent. Tu aimes lacérer ces mâles en décomposition, ces cadavres encore palpitants. A cet instant tu n'obéis qu'à ce mal violent qui emplis tes envies...

    L'amour cadavérique de ton bel étalon.


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  • Quelle atrocité qu'est la jalousie ! Ce sentiment odieux qui nous emplit de colère, de dégoût et d'envies meurtrières. Ce sentiment qui mue nos êtres, les transformant en une personne atroce, pathétique, répugnante et si étrangère ! Il transforme la plus douce des femmes en une harpie que l'on ne cesse de déprécier, la simple larme en un cri déchirant emplit de colère. Ce sentiment à tellement de facette, rubis empoisonné, sa première est de nous séduire par le doux miroitement de l'envie.

     L'envie capable de nos rendre répugnant à nos propre yeux, l'envie qui nous obnubile de cet être que l'on aimerai tant avoir. Sa seconde facette, nous aveugle par le feu de la colère, cette colère enflammant nos coeurs de cris, de violence, et du fiel que l'on aimerai cracher. Sa dernière facette, la plus empoisonnée, est la haine, petite fille capricieuse, elle plante ses crocs dans notre âme et la dévore jusqu'au suicide de notre dernier sentiment d'humanité. Tout cela forme cette jalousie que j'exècre tant. Lorsqu'elle me ronge, remplis mon corps, mon sang se fait absinthe et ne cesse de m'empoisonner jour après jour. Quand vas tu enfin me laisser vivre, poison de malheur !

    Cette femme répugnante qu'est la jalousie, maladive, rongeant notre esprit. Lorsque sa main lépreuse effleure mon âme, quand son souffle putride emplit mon être, mon dieu que je me hais ! Quand me laisseras-tu enfin en paix, quand l'envie d'arracher chaque parcelles infectées, chaque veines rongées, chaque cellules nécrosées de mon être exilera mon esprit contaminé par cette maladie honteuse. Seule ma volonté en est l'antidote, seule elle peut me libérer de l'étreinte de ce sentiment si pitoyable. J'aimerai tant m'armer de cette volonté, celle qui m'aiderai à avorter de cette jalousie que j'exècre tant. Libérer mon coeur de ce poids engendré par cet affreux sentiment.

    Mais elle est si séduisante, mon coeur lui succombe et l'idolâtrera, cette atrocité morbide, jusqu'à son dernier battement de vie...







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  • Ce matin mon esprit se réveille dans les premières heures de l'aurore, j'écoute le silence les yeux encore clos, attentive aux moindres sons, jespère entendre la douce mélodie de ton souffle. Mes sens se réveillant peu à peu, jespère sentir le poids de ta main poser sur mon ventre, simplement les battements de ton coeur sous le mien et sentir les mouvements de ton torse animé par ta respiration léthargique. Mais alors que seul le son orphelin du silence se fait entendre, mes yeux s'entrouvrent dans la pénombre de ce matin au goût de regrets. Le froissement de mes draps brise le silence de ma chambre, je me relève, comme je le pensais, je suis seule, étendue sur ce lit où manque cruellement la chaleur de ton corps près du mien.

    Qu'est ce que le manque ? Quel définition donnez à cette impression qui enserre un coeur fait pour être deux ?
    Cette impression que nous n'avons jamais été habitué à être seuls, que nous sommes nés avec le besoin d'avoir à nos côtés cette âme épousant si bien la notre. Ces espoirs fous de voir à chaque instant apparaître près de nous cet être si cher à nos yeux.
    Un homme passe près de moi, il porte un parfum ressemblant tellement au tien, dans une seconde d'espoir, une seconde d'inconscience, je me retourne, je crois même te voir, mais ce n'est pas toi, alors cet espoir éphémère meurt en même temps que mon sourire naissant. Un de mes sens vient juste de me trahir...

    Fermant alors les yeux, la tête reposant sur le mur près de moi, je revis nos moments, je revois ce regard sérieux lorsque tu penses que personne ne t'espionne, je revois ton visage serein lorsque mes yeux s'égarent sur toi alors que tu dors près de moi. Un souffle d'air frais soulève une mèche de mes cheveux, je le confond avec le tien, je me surprend à vouloir qu'il se mêle au mien. Je revois ces matins, il me semble réentendre nos rires, puis je l'entends à deux pas de moi, son éclat résonne en mon coeur, mes yeux te cherchent, mon regard se réfléchit sur cet homme qui me semble si familier, son rire, son visage, ils se mêlent si bien au tiens... Mais mon coeur n'est pas dupe, son regard est si différent... Deux de mes sens viennent juste de me trahir...

    Parcourant les rues, je ne peut m'empêcher de t'imaginer près de moi, de sentir la chaleur de ton bras autour de ma taille, celle de ta main enserrant la mienne, le son de tes mots et la chaleur de ta voix près de mon cou. Je regarde les visage qui défilent devant moi, ces personnes sans identités propres dans ma vie, pourquoi, elles qui ne sont rien pour mon coeur, pourquoi ne pourraient-elles pas te laisser place ? L'une d'elle doit également se sentir étrangère en ce lieu qui ne prend vie qu'avec cette personne comptant autant dans la notre. Mais les sentiments ne commandent pas ce genre de choses... Marchant alors le long de cette rue, je m'assois dans l'ombre de nos corps, au même endroit que nous il y a de ça pas si longtemps. M'appuyant contre le souvenir de toi, mon corps semple resentir ton corps près du mien, la pression de tes lèvres sur les mienne, le goût de tes baisers... Tout mes sens m'ont trahis...
    Me rendant compte que tu n'es plus là, la seul chose que je ressent sont les sillons de larmes le long de mes joues, ta simple présence me semble si lointaine... Je suis en manque de toi.

    Tous les livres, toute les personnes pourront vous donnez une définition différente du manque... Alors voici la mienne.
    Le manque est lorsque tous vos sens veulent ressentir ce que nous n'avons plus, lorsque chaque instants est emplis de l'ombre des moments passés, l'ombre de toi...

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  • ...

    Retrouvant ce petit carnet perdu dans un coin de mon passé, je découvre un message glissé dans sa couverture au cuir abîmé.
    Ces lettres inclinées formées par son écriture, cette écriture si familière et pourtant aujourd'hui si loin de mes souvenirs.
    Alors que les mots couchés sur le papier nous remémorent ces moments si particuliers, si uniques dans une vie, notre coeur bat plus vite, retrouve la chamade que l'on avait perdue, associée à cette personne si particulière.

    Quand as-tu écrit ses mots ?
    Quand étais-je censée les trouver ?

    Jamais je n'aurai ces réponses... Mais alors que mes yeux suivent le fil de tes pensées, mon esprit ne peux s'empêcher de remonter le temps.
    Je n'arrive même pas à me rendre compte que ces mots si doux, si beaux, ont été écrits par ces mains que j'ai si souvent serrer contre mon coeur,
    ces mains qui m'ont caressés, réconfortées, effleurées... Qui m'ont fait pleurer...

    Quelle personne si étrange que le premier amour,
    un assemblage de sentiments nouveaux et pourtant si familiers lorsqu'ils coulent dans nos veines. Ces sourires si nouveaux, ces souffles si proches, ces coeurs si semblables le temps de ce qu'on appelle un "amour".

    Cet amour avorté par le temps, les actes, ou par cet instant bouleversant qui s'est gravé dans mon coeur vierge de toute larmes de sang.
    Mais l'esprit aimant verrouiller ses abysses douloureuses, les gravures s'effacent et ce sourire perdus reviens en lisant ces mots qu'on a cru, qu'on aimerai presque croire encore aujourd'hui. C'est fou comme la vie aime se jouer de nous, aime nous faire croire que cette fontaine où repose la dernière preuve de ton amour sera l'eau qui nourrira notre coeur pour la vie, que les pulsations de son coeur fera toujours battre le notre au lieu de le conduire à l'infarctus de la souffrance, que jamais je ne remarquerai dans tes yeux la couleur de l'absinthe qui n'attendait que cette nuit pour t'enivrer.

    C'est alors que les dernières lignes glissent dans notre esprit, on efface ces mots du passé grâce aux larmes au goût salé des souvenirs.
    Déchirant les mots qui faisaient de même avec notre coeur, On jette tout ses fragments mémoriaux dans les abysses de notre esprit.

    Relevant alors mon regard noyé de passé, j'aperçois à travers le brouillard de mes larmes, ton visage. Son sourire fait alors place au tien, mon coeur reprend ce rythme si connus, celui qui m'étreins depuis deux ans.

    Alors enfin cette nuit fait place aux nôtres, mes peurs se tapissent dans les noirs gouffres d'hier, et je souris à demain car je sais qu'aujourd'hui la confiance possède ton visage...


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  • Tournant les pages de l'album, on redécouvre notre visage si semblable à celui d'aujourd'hui. Ce petit visage enfantin couché sur le papier glacé... On y retrouve les même mimiques, le même sourire, les même yeux... Ces yeux aujourd'hui désertés par cette lueur d'innocence, cette lueur d'enfance peu à peu éteinte par le souffle de la vie...

    Cherchant alors dans les tréfonds de son esprit, on essaye de retrouver les fragments du passé de cet instant perdus. Mais le temps nous rattrape, les souvenirs s'estompent, s'effacent. Ces détails si précieux, ces trésors mémoriaux que je n'aurais jamais voulus perdre : La couleur de tes yeux ? La façon dont tu prononçais mon nom ? Ta voix... Alors dans le plus profonds gouffre de mes souvenirs, quelques images me reviennent, elles ont un goût d'ancienneté... Ces instants où je courrais te cueillir des fleurs, ces fleurs pour toi faite d'or alors que la plupart étaient fanées avant même que je te les offres, ces projets que tu faisais pour nous deux alors que tu savait qu'ils n'arriveraient jamais, les moments où je criais ou pleurais car je n'avais pas ce que je voulais, ces caprices infantiles que je n'aurais pas fait si j'avais su qu'ils risquaient d'être les derniers souvenirs que tu garderai de moi, les instants où je riais en te voyant incapable de reconnaître les dessins dans mes livres d'enfants car la maladie qui te dévorait ne te le permettais plus... Mais le temps passe, à présent je ne peut te voir que sur un lit isolé dans une pièce sentant cette maladie qui t'étreins... Ce lit si loin de la petite maison de campagne un peu reculée dans laquelle je passais une partie de mes étés d'enfant, cette maison dans laquelle je m'endormais bercer par ta voix d'où naissait les histoires les plus folles...

    Mais je ne suis pas seule auprès de toi, dans cette salle où baigne la lueur médicale. Je ne peux exprimer le manque de toi qui enserre mon coeur, je suis si petite et j'ai peur, peur du ridicule, peur de ne pas savoir comment exprimer ces sentiments si forts, mais si simples parfois... Alors je remet à la prochaine fois ces confessions avortées dans un "Au revoir", espérant trouver un jour enfin les mots...

    Mais il n'y aura pas de prochaine fois... Dans ma bulle nébuleuse une étoile s'éteint dans mon ciel... C'est toi... On me murmure " Il est parti" et je ne comprends pas, on m'habille de cette jolie robe aux couleurs sombres et je suis alors les grandes personnes dans ce jardin funèbre jonché de fleurs de pierre sur lesquelles sont gravés des noms... Pénétrant dans un bâtiment d'où s'échappe une atroce mélodie de sanglots et de pleurs, je te rejoins enfin dans une petite salle où tu dors dans un lit de bois entouré d'une foule insupportablement silencieuse... Je les regarde, toute ses personnes venant embrasser tes paupières closes, et dans l'ignorance de l'enfance j'imite leur geste, posant alors mes lèvres sur ta peau glacée, je mime sans m'en rendre compte le geste de la personne me précédant, je laisse glisser ma main le long du bois de ton lit d'éternité, dans une caresse abyssale... Je ne comprends pas ce que je fais là...

    Aujourd'hui j'ai compris... Excuse moi de ne pas avoir su dire ces mots, ces mots si forts que j'aurais aimer graver dans ton coeur avant de tu ne t'envoles pour d'autre cieux. Ces mots pourtant si éphémères lorsqu'ils sont prononcés, aussi éphémères que les larmes qui coulent dans le souvenir de ce jour mué d'incompréhension... Aussi éphémère que les souvenirs...

    Je t'aime...

     


     


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